Concours international de poésie 

« Matiah Eckhard» 2024

 

Mentions spéciales « Collège »

 

 

« Echo de paroles endormies »

 

Dans l'antre des mondes, là où les mots dansent sur les étagères et les idées prennent leur envol, je me tiens devant une bibliothèque semblable à un temple sacré. Les étagères s'élèvent comme des colonnes majestueuses, portant en elle le poids de connaissances passées et présentes. Les livres, alignés comme des soldats prêts à la bataille de l'esprit, attendent patiemment d'être délivrés de leur silence, prêts à révéler leurs secrets à ceux qui osent les découvrir.

 

 

Dans ce sanctuaire de la pensée, chaque livre est une porte vers un monde différent, une clé pour déverrouiller les mystères de l'univers. Les pages jaunies et les couvertures fatiguées témoignent du voyage qu'ils ont entrepris, des mains qui les ont tenus, des esprits qui les ont nourris. Chaque livre est une promesse de voyage, une invitation à explorer des contrées lointaines ou des idées trop longtemps oubliées.

 

 

Pour moi, amoureuse des mots et des histoires, cette bibliothèque est bien plus qu'une simple collection de livres. C'est un refuge, un havre de paix où je peux m'immerger dans des mondes imaginaires, où je peux trouver des réponses à mes questions les plus profondes, où je peux simplement me perdre dans la magie des mots et des métaphores. Chaque fois que je franchis ses portes, je ressens un frisson d'excitation, l'anticipation de découvrir quelque chose de nouveau, de merveilleux.

 

 

Les odeurs de papier vieilli et d'encre fraîche emplissent l'air, créant une atmosphère envoûtante qui me transporte à chaque instant au-delà de la réalité quotidienne. Mes doigts caressent le dos des livres avec tendresse, comme si je saluais de vieux amis retrouvés. Chaque coin résonne de souvenirs et de promesses, d'aventures et de libertés, je me sens enfin chez moi parmi ces rayonnages interminables.

 

 

Dans cet univers de papier et d'encre, je me sens vivante comme jamais, car ici, entre les lignes et les mots, se trouve la quintessence de mon être, ma passion dévorante pour la lecture et pour tout ce que cela représente : évasion et émerveillement.

 

Alors, je continue de rêver.

 

Ilhem ZBAÏRI

3eB, Collège Claude-Chappe, Gallargues-le-Montueux

Enseignante : Mme Vernazobres

 

 


Description poétique de la colline d’Aubais après l’incendie

 

Ô terre brûlée, tu m’attires comme un aimant, ta noirceur, ton ennui me rendent curieux.

Ta solitude je peux la ressentir,

Où es-tu cachée belle nature ? Je peux sentir le froid des flammes de l’enfer qui t’encerclaient jadis comme le font les ténèbres.

As-tu mal à travers cette suie, sous la terre calcinée tel un bloc de charbon ardent ?

Erres-tu au purgatoire comme un condamné dans l’attente d’une nouvelle vie ?

L’homme qui t’a changée mourra à petit feu, mais toi, ô douce immortelle, je sais que tu t’ennuies de renaître de tes cendres comme un phœnix pour un nouveau cycle, bientôt, sois patiente.

 

 

Description poétique de la colline d’Aubais sublimée

 

Ô terre sucrée,

La douceur de l’herbe m’apparaît comme une douce caresse,

Je bois le soleil et tourbillonne à travers tes branches comme un papillon curieux,

Les fleurs des près, qui naissent comme un cadeau, chatouillent avec joie mes pieds lourds.

Tu déverses ta beauté dans chaque racine, bourgeon, feuille, pétale, en signe de ton éternelle beauté.

Tu es l’arc-en-ciel après la pluie et chaque palette de couleurs que tu offres émerveille les sens de chaque espèce sur notre planète bleue.

Ô terre secrète, tu es une poésie, un chant d’amour, une invitation au bonheur.

 

 

Barrot Noah 

Collège Claude Chappe, 3E, Gallargues-le-Montueux

Enseignante : Mme Vernazobres

 

 


 

 

Cher corps

 

Cher corps,

Aujourd'hui, c'est à toi que je m'adresse.

Je tenais juste à te dire que je te déteste

Excuse mes mots sans caresse

Mais quand il s'agit de parler de toi

Je me retrouve en situation de faiblesse

 

Cher corps,

Je crois bien qu'autrefois nous nous sommes aimés

Je crois même que nous étions des alliés

Nous nous sommes même adorés

Aujourd'hui tu es mon ennemi juré

Je n'arrive plus à te saquer ni à t'apprécier

Oh ventre !

Pourquoi du jour au lendemain tu as décidé de t'arrondir

Alors que selon la société,

Le ventre plat est un signe de beauté.

 

Cher corps,

J'ai marqué mes blessures les plus douloureuses sur toi

Mais tu ne t'es jamais plaint

Tu as même fait face à la maladie

Tu as résisté au vent

Tu t'es battu contre la pluie

Je sais que tu as trop souffert mais malgré tout,

Le stress et l'anxiété tu les as accueillis à bras ouverts

Mais je ne peux dire de toi que je suis fière.

J'arrive toujours à te trouver un défaut

Tu es comme ci, tu es comme ça, tu n'es pas comme il faut

J'arrive toujours à te dire que je te déteste

Quand tu me fais prendre quelques kilos

Pour lutter contre le stress.

 

Cher corps,

Je ne te trouve pas moche, juste moins beau que celui des autres

Je veux juste qu'il soit comme le leur

Juste dix ou quinze kilos en moins,

Et puis il y a ce détail sur mon nez que je n'aime point.

 

Cher corps,

Sache que je ne me suis pas créée ces complexes toute seule

Et oui les autres ont beaucoup trop ouvert leur gueule.

 

 

Elyse Doye

Collège Paul-Emile Victor – Agde - 3ème6

Professeur de français : Mme Eva Martinez

 

 


 

 

Pourquoi…. Parce que…

 

Pourquoi est une invention humaine.

Pourquoi l’Humain doit-il entretenir des relations avec l’Autre ?

Alors que tous les humains le méprisent

Et tous l’adorent

Pourtant nous sommes tous l’Autre de l’Autre

 

Pourquoi sommes-nous tous différents ?

Alors pourquoi les humains considèrent la différence comme une force

Alors qu’en réalité ils la méprisent

Mais certains ne le montrent pas c’est un effort

d’autres le montrent ce sont les racistes, les antisémites et autres

ce sont des gens qui ne se maîtrisent pas

mais au fond c’est la peur de l’inconnu

qui fait germer ces pensées néfastes

la même qui invente les religions

cette inconnue qui est inimaginable

l’humain a un pouvoir : l’imagination

mais ce pouvoir est aussi une faiblesse

parce que ce qui est inimaginable est une source de peur

il a un autre pouvoir : l’Espoir

mais c’est aussi une faiblesse

parce qu’il peut rendre aveugle

au fond nous sommes une poussière bourrée d’égos perdus dans l’univers

parce que l’humain pense qu’il a toujours raison

cela entraîne des situations catastrophiques

mais de toute façon l’Homme a modelé son monde parfait :

empli de rêves et de désirs irréalisables

parce qu’une fois réalisés ils pourrissent comme un fruit

et ce monde bourré de problèmes est parfait pour l’Homme

parce qu’il reste à s’occuper de sa petite tête

 

quand on y réfléchit

ces questions sont inventées par l’Homme

alors il peut en inventer la réponse :

Parce que...

 

Kayim ALOUT

Collège Camille Claudel, Montpellier (34) – Classe de 5e 

 Enseignante : Mme Mounime 

 

 


 

 

HAIKU

 

La montagne

observe avec tristesse

son glacier pleurer

 

 

Alain Bouchindhomme

Collège Camille Claudel, Montpellier (34) – Classe de 5e 

 Enseignante : Mme Mounime 

 

 


 

 

Jardin étoilé de l'Amitié

 

Dans le jardin de l'amitié, fleurissent des sourires,

Des éclats de rire, des moments à chérir.

Main dans la main, nous cultivons nos rêves, 

Dans ce havre de paix où rien ne s'achève.

Sous le ciel bleu de notre complicité,

Les graines d'amitié germent en beauté.

 

Dans le jardin de l'amitié, nous sommes unis, 

Pour l'éternité, dans nos cœurs épanouis.

Dans le ciel de nos vies, une étoile scintille, 

Rayonnant de l'amitié, pure et immobile.

Elle guide nos pas dans les nuits sombres, 

Éclairant nos chemins, libres de toute ombre.

Main dans la main, nous avançons ensemble, 

 

Sur les sentiers de la vie, sans jamais trembler.

Les rires, les pleurs, les secrets partagés, 

Cimentent nos liens, jamais ébranlés.

Dans le miroir de l'âme, se reflète l'amitié,

Un trésor précieux, à chérir pour l'éternité.

Dans ce monde parfois rude et incertain,

Elle est le refuge, le doux refrain.

 

Louise Constantin

3C, collège Frédéric Bazille de Castelnau-le-Lez

Enseignante : Mme Anne Sophie Bertrand de Puyraimond 

 

 


 

 

Tempête noire 

 

Tu es le nuage qu’on ne voit pas.

Tu es le nuage qu’on n’entend pas.

Tu es le nuage que j’aime le moins.

Mais pourtant tu es toujours là.

 

Tu fais apparaître mes pluies.

Etouffe mes yeux peu à peu.

Mon cœur se serre, ma respiration s’accélère.

Ma voix voudrait crier.

Mais tu la serres jusqu’à ce que je n’ai plus d’air .

 

Tu es le nuage qui voile mes journées,

Qui hante mon soleil.

Pour que la pluie se réveille.

 

Parfois, tu le laisses apparaître.

Puis tu disparais.

Je n’aperçois plus de nuages,

Je me sens calme et apaisée.

Tu laisses mes épaules respirer. 

 

 

Pourtant pour un rien tu réapparais ;

Pour quelque chose souvent d’invisible,

Et tu enveloppes mon corps, mon esprit.

Je ne peux plus me concentrer.

Tout est centré sur toi,

Et puis là… 

 

Une tempête dans ma tête,
Des questions par milliers,

Peur d’avoir mal fait… 

« si jamais », « pourquoi », « peut être »

 

Cette tempête noire revient le soir.

Le vent m’empêche de dormir,

La pluie créé mes pleurs.
Le tonnerre voudrait frapper.

 

Les raisons de pleuvoir autant,

Peut-on y croire franchement.

Depuis la première fois que tu es venue à moi.

Rien pourtant ne s’est calmé,

Tu es toujours restée.
Tu as trouvé une place en moi,

De laquelle j’espère tu partiras. 

 

Sinueuse et tumultueuse.

Je saurai te dompter,
Habiter l’été,
Sa lumière, sa gaieté. 

Je saurai te nommer. 

Je saurai te quitter. 

Toi, Anxiété.                                                                                     

 

Lou Etchegaray

4ème, collège Frédéric Bazille de Castelnau-le-Lez

Enseignante : Mme Anne Sophie Bertrand de Puyraimond

 

 



 

 

Dans le cœur d’une femme africaine

 

Au cœur de l’Afrique,

 

Vivent les plus beaux cœurs de l’humanité ! 

 

Audacieuses et magnifiques :

 

Merveilleuses ! Toutes en beauté !

 

L’odyssée des femmes en Afrique,

 

Pousse l’Homme à la générosité.

 

 

Olivia DANHO

5e 2, Collège Simone Veil, La Bâtie-Neuve (Hautes Alpes, 05230)

Enseignante : Silvia Gally

 

 

 


 

 

Voyage à travers toi  

 

 

Loin du rivage une immense mer sans frontière.

Deux aventuriers regardant les palmiers.

C’est inimaginable mais quand j’ouvre les yeux tout disparaît.

Comme si la brume s’envolait.

 

Aucune poussière ; pas de bruit ;

Que notre amour, infini.                                                                                                               

 

Anaël Ghintran-Sauty

5°2, Collège Simone Veil, La Bâtie-Neuve (Hautes Alpes, 05230)

Enseignante : Silvia Gally

 

 


 

 

La barque

 

Le soleil se lève doucement sur ses tons de rose saumon ;

La barque est là, attachée solidement à son ponton.

Comme chaque matin, elle lutte contre la corde qui l’entrave.

Puis, épuisée, elle attend que l’on commette l’acte brave,

De la défaire de ses robustes maillons.

C’est ce que fait soudain un héron, la libérant sans explication ni raison :

Il éreinte patiemment cette chaîne geôlière sans aucune peine,

Part dans le ciel et d’une lumière nouvelle le soleil le baigne.

 

La barque ne reste pas soulagée longuement,

Car ils sont là à l’observer depuis longtemps.

Oui, ce sont bien eux, ces imperturbables prédateurs,

Les crocs à l’air les griffes sorties, ces véritables gladiateurs,

Attendent brièvement, puis l’entraînent dans le courant.

Il si est froid, brutal, intarissable, et ces eaux vives

Si agitées que les bêtes lâchent la barque pour rejoindre la rive.

 

Cette dernière est engloutie par les courants sans pitié

Malgré sa lutte elle finit par être submergée.

Un mot lui vient à l’esprit, un petit mot : liberté.

Soudain, juste après l’avoir pensé, une bulle d’air se forme, emplie de légèreté

Puis la hisse vers le ciel teint d’un beau mélange de lumière et d’obscurité.

Sous la lune pleine, elle vole, libre, bien plus libre que ce qu’elle a été.

Il lui semble entendre au loin, la voix du héron lui souffler :

« Il faut toujours s’exposer au danger pour trouver la vraie liberté ». 

 

Sélène Bailly

5°2, Collège Simone Veil, La Bâtie-Neuve (Hautes Alpes, 05230)

Enseignante : Silvia Gally

 

 


 

 

Le vent chargé de sel

 

 

Le vent chargé de sel

Vient lentement caresser

Les cheveux emmêlés

De la jeune demoiselle

Assise au bout du quai.

 

Elle balaye des yeux,

La coque des voiliers

Que l’eau aux reflets bleus,

Fait doucement tanguer.

 

Toutes voiles dehors,

Ils partiront tour à tour.

Encore une fois au lever du jour,

Ils auront quitté le port.

 

Elle les avait observés,

A chaque voyage,

Prendre le vent, s’éloigner,

Naviguant vers le large.

 

Et lorsqu’ils reviendront,

Leurs cales chargées de fruits,

Cette jeune fille sur le pont

Verra avec envie,

 

 

 

Les multiples couleurs,

Les multiples trésors,

Venant du bout du monde.

 

Une larme salée,

Telle de l’eau de mer

Roula sur la joue

De la jeune demoiselle

Qu’aussitôt balaya

Le vent chargé de sel.

 

 

Salomé ESCOLLE-DUMAS, 

4B, collège Les Garrigues, Rognes (13)

 

 


 

 

La vie

 

Aussi vaste que toi n'existe pas.

On te voit partout mais tu n'es nulle part.

On te vis mais on ne te connaît pas.

Ta beauté se reflète en chacun de nous.

 

Tu es le lion entre nous tous.

Tu incarnes la douceur et la brutalité.

Tu accueilles les plus jeunes et quitte les plus vieux. 

Tu es le rien mais aussi le tout. 

 

Elle nous a donné la possibilité de voir,

Mais pas celle de la voir.

Elle nous permet d'entendre

Mais ne nous donne pas le droit de l'écouter.

 

Elle est comme les arcs-en-ciel, éphémère.
Elle est faite de choses opposées.

Si grande mais représentée par trois petites lettres,

Nous l'incarnons et elle nous incarne : la Vie. 

 

Charline MARTIN

3e, Collège « les Deux Rivières », Moulins-Engilbert (58)

Enseignante : Mme Lelaidier 

 


 

 

La couleur de la mort

 

A quoi ressemble la mort ?

Peut-être un noir sidéral

Où l'on ne peut rien voir de mal

Et on laisse tomber tomber le corps. 

 

A quoi ressemble la mort ?

Peut-être un blanc d'innocence

Où l'on se lance

Sans se soucier de son sort.

 

A quoi ressemble la mort ?

Peut-être un nuage sanguinaire

D'os et de chair. 

 

A quoi ressemble la mort ?

Peut-être du vert

Car le paradis est un endroit sur Terre. 

 

Solomon SWAIN

3e, Collège « les Deux Rivières », Moulins-Engilbert (58)

 

Enseignante : Mme Lelaidier 

 


 

 

L’expression du sentiment

 

Il y a un truc que je ne comprends pas :

Qu’est-ce que ça change à ta vie

Qu’ils aiment une fille ou bien un gars ?

Comment peux-tu être aussi irréfléchi ?

 

Ce que tu fais ne se fait pas. 

Ce n’est pas une chose qui va t’élever, toi !

Ces gens-là sont juste heureux comme ça !

 

Tu ne dois pas continuer comme ça.

On ne peut pas dire que tu vas du bon côté !

Pourquoi es-tu si enjoué de pouvoir blesser ?

Pour toi, personne ne devrait être comme ça !

 

Pour les gens comme toi, c’est juste pas normal !

Vous vous dites : « ce n’est qu’un animal ! ».

Imagine si tu étais comme eux…

Peux-tu au moins réfléchir un peu ! 

 

Comment l’aurais-tu dit à tes parents ?

Comment te sentirais-tu maintenant ?

Pouvoir s’exprimer est si compliqué.

L’amour est un sentiment de liberté.

 

Nina CHANLAUD

3e, Collège « les Deux Rivières », Moulins-Engilbert (58)

 

Enseignante : Mme Lelaidier