Concours international de poésie
« Matiah Eckhard» 2026
Mentions spéciales « Collège »
Si je confiais un secret au vent…
Dans le miroir, elle se regarde constamment
À travers son reflet, elle se ment
Incapable de voir cette beauté qu’elle a déjà
S’approchant de sa fenêtre et libérant sa voix,
Elle se dit que la brise emportera ce qu’elle se répète
“Pourquoi ne suis-je pas parfaite?”
Devant une photo, il pleure
Se maudissant d’avoir quitté son bonheur
Dans un courant d’air,
L’image des deux jeunes hommes s’envole loin derrière
“Celui qui m’apportait de la joie
Est à des kilomètres de moi”
Les enfants couchés, elle décide de se reposer
Puis, la porte s’ouvre à la volée
La panique s’empare d’elle à la vue de son mari
Sans pouvoir rien y faire, elle devient spectatrice de sa propre vie
S’échappant dans la tempête glaciale, elle court
“S'il-vous-plaît, venez à mon secours!”
Assise sur le quai, elle écrit passionnément
Écrivaine en devenir, elle a du talent
L’air marin lui souffle les mots
Qu’elle dépose soigneusement avec son stylo
Son vœu, à voix haute, est prononcé
“De tout cœur, j’espère être publiée…”
Tous ces secrets me sont confiés
Et ce, chaque jour, par milliers
Sachez que vos confidences seront bien gardées
Je suis le Vent, et dans vos voiles je soufflerai
Loranne Bourdages
13 ans, École Cardinal-Roy, Québec, Canada
Présent mais absent…
On dit que j’ai un père.
Le mot existe, les papiers le prouvent,
Les photos le racontent, les souvenirs se trouvent
Dans les années qui remontent.
Son nom est là,
Écrit noir sur blanc,
Comme une vérité froide
Gravé dans le temps.
Mais dans ma vie
Il y a surtout un vide immense,
Un silence lourd
Qui porte son absence.
Il est vivant quelque part
Sous le même ciel que moi,
Et pourtant je marche souvent
Comme quelqu’un qui n’est plus là
Je regarde les autres
Parler de leur père
Comme d’un refuge solide
Dans l’hiver.
Comme d’un pilier
Qui soutient leurs jours,
Comme d’un port tranquille
Où revenir toujours.
Et moi, je regarde ce mot « père »
Comme une maison au loin,
Avec des fenêtres éclairées
Mais dont je n’ai jamais eu la clé.
Une maison debout
Dans laquelle je n’ai jamais habité,
Un endroit qui existe
Mais où je n’ai jamais été.
Tessa Marechal - 4°2
Collège Paul-Emile Victor – Agde, Professeure de français : Mme Eva Martinez
Ma vision du monde
Le monde avance vite sous nos yeux étonnés
La société change, sans toujours s’arrêter
Entre espoirs fragiles et doutes du présent
Les hommes cherchent encore le sens du temps.
Dans les villes remplies de bruits et de regards
Chacun cache ses rêves, ses espoirs, ses retards
On vit tous ensemble sans toujours se parler
Comme des étoiles qui ne font que passer.
Certains veulent la paix, d’autres veulent le pouvoir
La société balance entre lumière et noir
Les différences deviennent parfois des murs
Qui rendent l’avenir incertain et obscur.
Pourtant un simple geste peut tout transformer
Un mot, un sourire, une main pour aider
Car le monde change à travers nos actions
Et l’espoir grandit dans chaque intention.
Chahin Faress – 4°2
Collège Paul-Emile Victor – Agde
Professeure de français : Mme Eva Martinez
Le chemin sous nos tempêtes
Je crois m’élever en ton sommet
Puis ta tempête me fait chuter
Mon cœur sourit, mon cœur crie
Tu m’aimes et tu me détruis
Mon âme me lie à toi
Sans hésitation, toi, tu me noies
Cette brise qui me survolait
Est aujourd’hui un ouragan qui me laisse brisée
Puis ça y est, tu m’observes de nouveau comme un trésor caché
Tu me tiens la main
Et toutes mes craintes ne deviennent qu’un souvenir lointain
Tout en moi n’est plus qu’apaisé
Quand Épanouissement est devenu mon confident
Chagrin l’a évincé
Il est devenu mon amant
Et j’ai perdu la clarté
Désormais tu t’es envolé dans le vent
Personne n’arrose plus ma plante
Les pleurs dégoulinent lentement
La douleur est devenue obsédante
Je respirais à tes côtés
Je suffoque sans toi
Une force me tire vers le bas
Nous sommes arrivés au dernier été
Ton souvenir m’accompagne chaque jour
Tel un poison apaisant
J’attends encore ton retour
Avec ce vœu qui reste frémissant.
La réalité m’emprisonne
Les portes se referment
L’heure résonne
L’aiguille est arrivée à terme.
Je ne suis qu’un être malade
Je me perds dans tes balades
Si seulement j’osais espérer
Que ce n’est pas terminé.
Résilience, vieille connaissance
Me rend alors une visite inattendue.
Et le chagrin qui m’avait privé de sens
S’est enfui dans cette étroite rue.
Cette nouvelle amie, pleine de vertus
M’a conté son vécu.
Elle m’a enseigné l’art de croire
Croire toujours en ces lueurs d’espoir.
Elle m’a fait voyager
J’ai rencontré Amour et Amitié
J’ai aussi croisé Violence
Nous l’avons évitée pour nous diriger vers Bienveillance.
Bonheur, dans son grand champ de fleurs
M’a transmis les outils pour réparer mon cœur.
Résilience et moi avons maintenant fini notre voyage,
Je me sens délestée de biens lourds bagages.
J’essaie d’avancer
Sous l’ombre de mon passé
Ton parfum ne m’abandonne pas
Je ne lui donne juste plus de voix.
Tout finit par passer
L’équilibre reprend ses droits
Et la lumière, porteuse de joie
Perce l’obscurité.
Mélya Francius – 4ème3
Collège Paul-Emile Victor – Agde, Professeure de français : Eva Martinez
Je te vois
Sur la page blanche de mes souvenirs,
Sous les rayons d’or du soleil,
Près des cerisiers en fleurs,
Sur les torrents déchaînés,
Sur le plancher de la vie,
Depuis le mât de mon bateau,
Je te vois.
Sur le palier de la mort,
Sur les fenêtres de l’aube,
Sur la ligne du destin,
Sur la toile vierge des artistes,
Sur les lacs embrumés,
Sur les panthères abandonnées,
Je te vois.
Dans mon village natal,
Sur les arbres en hiver,
Sur la plage désertée,
Sur les briques couleur cannelle,
Sur la terrasse du temps,
Sur les sentiers du tonnerre,
Je te vois.
Sous le brouillard enivrant,
Sous l’épais matelas de neige,
Sous les nuées de bonnes nouvelles,
Dans les braises ardentes de l’amour,
Sous un ciel d’orage,
Sous les caresses et sous les bombes,
Je te vois.
À chaque pierre, chaque nuage,
Sous les étoiles bienfaitrices,
Je te vois, Amitié.
Norah STRABOL
Classe de 4e, Collège Joffre de Montpellier, Enseignante: Mme Bongiardino
Fragments d’aurore
Fragments d’aurore
Entre les murs gris de la ville qui s’éveille,
je marche, écouteur brisé, écharpe autour du cœur.
Le goudron craquelle sous mes baskets vieilles,
et pourtant, quelque part, un oiseau chante encore.
J’ai quinze ans et un monde lourd pèse déjà, indigeste
pour ma conscience trop modeste.
Je vois les écrans qui hurlent, les guerres en direct,
les océans qui étouffent et les forêts qui pleurent.
Mais je vois aussi les mains qui se tendent,
les rires toujours présents dans les cours de récré qui détendent,
les messages, les appels à 3h du matin : « Tu dors ? »
« Non, je pense à toi. »
Mes grands-parents disaient : la terre a bonne mémoire,
elle garde en son sein ceux qui la touchent vraiment.
Alors je pose mes paumes sur l’herbe après l’orage,
et je respire l’odeur de la terre qui m’attend.
L’amour ? C’est un regard qui dure deux secondes de trop dans le bus-auto.
C’est partager mes écouteurs même quand la batterie est à 8 %.
C’est dire « ne t’en vas pas » sans prononcer de mots.
L’amitié ? C’est porter la charge de celui qui pleure en silence,
c’est mourir de rire sur des blagues incompétentes,
c’est savoir qu’on peut flancher,
parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour nous relever.
Je ne sais pas changer le monde entier,
mais je peux changer mon regard sur elle ou lui.
Alors je finis d’écrire ces mots, maladroits, sincères, complets
comme on lance une bouteille à la mer infinie
en espérant qu’elle touche un autre côté.
À tous ceux qui doutent, qui ont peur, qui espèrent encore :
Nous, nous sommes la génération de fragments,
mais nous ensemble, nous faisons une aurore.
Sethy MAILLET THIN
Classe 3e (300), Collège Joffre – Montpellier
Dans ma bulle
Dans mon lit le soir à la lueur d’une bougie
Sur les marges de mon cahier d’écolière
Sur les bords de mes essais de dramaturgie
J’écris, dessine et compose
Dans les voitures bateaux et avions
Sur des tablettes des sièges ou des plateaux
Dès que se présente à moi l’occasion
J’écris, dessine et compose
Dans mes rêves ou bien sur des nuages
Que ce soit sous l’océan ou à la surface des plages
Pour évacuer mes peurs et mes rages
J’écris, dessine et compose
Dans des grottes sans sommeil
Dans la clairière de la veille
Sur une montagne de plusieurs siècles vieille
J’écris, dessine et compose
Les murs de salles de classe se referment comme une cage
Je sens de plus en plus la pression sur mes épaules
Et mes coups de crayons de dessin deviennent un grillage
Un mur infranchissable malgré tous mes efforts
Alors j’écris, dessine et compose dans ma bulle
J’écris pour survivre exister imaginer
Jamais pour raconter la vérité
Toujours de nouveaux mondes créer
De nouveaux personnages identifier
Et les destinées contrôler
Je dessine pour mes pensées et rêves illustrer
Tenter de les expliquer au monde
Mais ils périront sûrement avec moi dans ma tombe
Pour montrer mes idées et sentiments
Que je ne sais sortir autrement
Je compose pour me réfugier
La musique ma cachette mon refuge ma patrie
Sur ma partition se mélangent dièses accords et notes liés
Avec espoir de résoudre ou apaiser des conflits
L’art rassemble pourquoi n’apporterait-il pas la paix
Jana Guillot Jacquet,
Classe 3e (300), Collège Joffre – Montpellier
Hello moi c’est Line
C’est vrai j’ai qu’un seul prénom
Mais plusieurs émotions
Plein d’états d’âme
Parfois c’est tout un mélodrame
À l’intérieur ça se bouscule
Ça se coince ça s’amalgame
Souvent j’ai besoin d’une virgule
Une pause un souffle un arrêt
Allez venez je vais vous faire visiter
Mon palais des personnalités.
Hello moi c’est la Line standard
Celle connue de tous
Qui ne met pas trop de bazar
Qui n’aime pas les secousses
Je suis un peu trop timide
Les autres me trouvent insipide
Je suis trop calme mais ce n’est pas ma faute
Je suis invisible un fantôme
Ça me ronge comme une toxine
Pourtant je déteste toute cette discipline
Souvent j’ai envie de rire
Mais ça ne veut pas sortir
Hello moi c’est la Line triste
Déchirée en deux
Je ne suis plus idéaliste
Je demande juste un cessez-le-feu
J'aimerai arrêter de devoir choisir
Sans répit tout le temps
Entre mes deux parents
Entre mes deux moitiés de cœur
J’aimerais sécher mes pleurs
De toute mon âme je souhaite
Que les deux camps signent un armistice
Une éclaircie dans cette tempête
Que quelqu’un recouse mes cicatrices
Un peu d’amitié et de paix
Entre les deux armées
Mais je sais que ça n’arrivera jamais
Hello moi, c’est la Line rêveuse
Je veux croire que tout est parfait
Que la vie est merveilleuse
Qu’elle est sur pause au milieu de l’été
Qu’il suffit de tendre
Les oreilles pour entendre
Les étoiles chanter
Je cours sur les arcs-en-ciel
Mon ciel a toujours un soleil
Je vis sur mon petit nuage
Et n’ai pas assez de courage
Pour descendre affronter le monde
Cette réalité nauséabonde
Hello moi c’est la Line colérique
On ne me voit pas souvent
Mais quand je suis là c’est électrique
Tous les mots que je garde en dedans
Ont envie d’exploser le barrage
Tout emporter sur leur passage
Ne laisser que ruines et saccages
Plus aucun rivage
Je veux qu’ils jaillissent et réclament justice
Au lieu de ça ils se bloquent dans ma poitrine
Ils s’y fichent comme autant d’épines
Sans aucune douceur
Me consument de l’intérieur
Sans que je puisse rien y faire
Sinon penser au froid de l’hiver
Elles parlent toutes à la fois
Dans ce palais au fond de moi
Et sous leurs voix qui s’entremêlent,
Il n’y a qu’une seule Line…
Moi.
Line Laurent-Habouzit
Classe 3e, Collège Joffre – Montpellier
La fin
Je me bats pour voir les cascades de sang s’arrêter de couler
Je me bats pour rejoindre les nuages et que cesse la rage
Je me bats pour les femmes oppressées
Je me bats pour la paix dans les âmes des enfants
Je me bats pour retrouver cette lueur dans tes yeux
je me bats pour les rêves irréalisables
Je ne veux pas mourir sans avoir découvert la beauté du monde
Je ne veux pas mourir sans avoir touché les étoiles
Je ne veux pas mourir sans avoir dansé avec la clarté de la nuit
Je ne veux pas mourir sans rassembler les fragments d’aurore dont nous sommes constitués
Je ne veux pas mourir sans avoir goûté au coulis sucré de l’existence
Je ne veux pas mourir sans avoir vu les cerisiers en fleur du japon
Je ne veux pas mourir sans avoir entendu la voix de mon enfant
Je ne veux pas mourir sans avoir visité les abîmes de mon cœur
Je ne veux pas mourir sans avoir combattu mes plus grandes peurs
Je ne veux pas mourir sans t’avoir vu sourire une dernière fois
Je ne veux pas mourir sans connaître la fin de la pièce
Les 300 (poème collectif)
Classe de 3e, Collège Joffre Montpellier
Enseignante : Mme Sandra Bongiardino
Partir vers de lointains paysages,
Partir dans un voyage sans possible retour
Partir sans pacte, c’est devenir l’étranger
Des chemins que l’on croise
S’éloigner pour s’ouvrir à un monde nouveau
Voguer, sur la rivière du doute
Partir et dériver vers le grand horizon bleu
Fuir sans accord, comme rejeté du monde
Partir en laissant un certain vide
Dans sa vie, dans son cœur
Cent personnes sur un bateau
N’ont qu’eux pour s’aimer
Laisser les proches, dans un silence de désaccord
Un voyage si éphémère
D’une cruauté impensable
La terre est tellement loin
Quelle en devient une promesse oubliée
Partir sans accord, franchir des frontières
Où les souvenirs se perdent
Laisser s’envoler nos racines dans le vent
Comme des pétales de rose dans une tempête
Tessa Robin
Classe de 5e, Collège Simone Veil - La Bâtie-Neuve (05), Enseignante: Mme Silvia Gally
L’enfant des ruines
Dans un matin gris sans sourire,
Un enfant marche, sans rire,
Pour éviter les corps sans âme.
Autour de lui dorment les fleurs,
Sous les débris, les maisons pleurent,
Le vent raconte le silence.
Il tient dans sa petite main
Une peluche tachée de sang trouvé sur son chemin,
Comme un symbole d’accompagnement.
Les avions grondent dans le ciel,
Mais lui imagine des hirondelles,
Qui voleraient vers un pays rempli de vie.
Même si grondent les canons,
Et que la nuit sombre couvre le reste de l’horizon,
Dans son cœur fragile vit l’espoir d’un jour différent.
Un jour, peut-être, dans la joie,
Les fleurs et les maisons reviendront sur sa voie,
Et l’enfant des ruines, réapprendra le bonheur.
Kamran Baalouj
3C, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond
Ils décident nous pleurons
Des conflits, des malentendus, des discordes…
Une horde de souverains de l’ombre donne les ordres.
Cachés dans leurs bunkers, ils se réfugient par peur.
Leur cœur est rempli d’une soif de pouvoir,
de territoire et de gloire.
Ces tyrans sans état d’âme font couler des larmes
sans se soucier de rien.
Des soldats martyrisés, exterminés, anéantis, violentés
pour défendre des idées même pas partagées.
Ils sont utilisés, sacrifiés, manipulés
comme des pions sans importance.
Des forêts, des villes, des paysages détruits
sans réelle raison.
Des millions d’euros utilisés pour tuer
au lieu de sauver.
Des ressources gâchées pour écraser
au lieu de préserver.
Tous ces massacres, pour quoi ?
Un semblant de puissance…
Rien au monde ne vaut cette violence,
cet acharnement, cette souffrance.
Alors stop.
Cessez ces batailles, ces combats, ces guerres…
Arrêtez.
Et faites la PAIX.
Naël Marie-Sainte
3eB, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond
JE REVE D’UN MONDE
Je rêve d’un Monde rempli d’Amour,
Où les amoureux s’embrasseraient,
Où les parents et leurs enfants s’enlaceraient,
Où l’Amour prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde rempli d’Amitié,
Où la camaraderie serait réconfortante,
Où les meilleurs amis prendraient une place importante,
Où l’Amitié prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde rempli de Nature,
Où les arbres, les fleurs, les plantes prolifèreraient,
Où les animaux seraient tous respectés,
Où la Nature prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde rempli de Liberté,
Où chaque Homme serait libre d’aimer un Homme,
Où les Hommes aurait le droit de croire en leur dogme,
Où la Liberté prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde rempli de Justice,
Où, sans raison, il n’y aurait pas d’âmes volées,
Où, celles condamnées le serait dans la dignité,
Où la Justice prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde rempli de Bonheur,
Où les éclats de rire, partout, s’entendraient,
Où des sourires, sur tous les visages, se dévoileraient,
Où le Bonheur prend toute sa place.
Je rêve d’un Monde
Utopique, Magnifique,
Magique, Unique,
Ce Monde serait le mien.
Arthur Monchalin
4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez
Mme Bertrand de Puyraimond
Un monde à partager
Le monde est grand, le monde est beau,
Il y a des montagnes et aussi de l’eau.
Des villes pleines de bruit et de lumière,
Et des villages calmes près des rivières ;
Dans la société, chacun a sa place,
On vit ensemble, quoi qu’il se passe.
Il y a des enfants, des parents, des amis,
Des gens qui travaillent chaque jour aussi.
A l’école on apprend à partager,
A écouter et à s’entraider.
Même si nous sommes tous différents,
On peut vivre ensemble en se respectant.
Certains aiment chanter, d’autres dessiner,
Certains préfèrent lire ou bien jouer.
Mais toutes ces différences font la beauté
Du monde dans lequel on vit toute l’année.
Si chacun fait un petit effort,
Le monde devient plus doux, plus fort.
Avec un sourire, un geste gentil,
On peut rendre la vie plus jolie.
Alors avançons main dans la main,
Pour aider les autres sur le chemin.
Car même un enfant peut, chaque jour,
Ajouter au monde un peu d’amitié et d’amour
Sofiane Lucas
4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond
Je donne ma langue au chat
À la petite fille, trop effrayée pour parler
Qui n’était pas douée pour communiquer mais qui savait écouter
Qui n’osait jamais se faire remarquer
Peur de dénoter dans ce monde trop peu coloré
À la petite fille, trop sage trop timide, trop effacée
Trop, mais jamais assez
Qui avait peur de refuser même quand la demande était déplacée
Effrayée qu’on puisse le lui reprocher
Comme si son métier, était de veiller, sur tous ceux qui jamais ne l’avait remarquée
À l’adolescente, sensible et lunaire
Qui semblait manquer d’air dès qu’elle était dans la lumière
Qui était la réplique de son père et en était fière
Mais le caractère, elle aurait aimé le tenir de sa mère
À l’adolescente, innocente et solaire
Qui ne paraissait pas se plaire dans ce monde éphémère
Elle, préférait son imaginaire
Qui avait peur de se mettre en colère
Peur qu’on lui dise de se taire
À la femme, drôle et gentille
Qui fait preuve d’empathie même avec ceux qui l’ont anéantie
Qui oublie ses envies pour ravir ses amis
Passe des heures à s’éterniser sur des broutilles
À la femme, qui ne montre pas ses ressentis
Qui a peur de trop sourire, peur qu’on ne la trouve pas jolie
Qui n'accomplit jamais de folie pour ne pas qu’on la trouve impolie
À celle que tu seras quand tu croiras en toi.
Je suis fière de toi alors ne te décourages pas
Regarde droit devant toi et ne baisses jamais les bras
Écoute-moi et ne donne plus jamais ta langue au chat
Lilia Benguellal
4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond
En voyage
La clé tourne laissant place à la lumière.
Un départ conduit par une étincelle d’intuition.
Dans un sourire contenir toutes les envies d’exploration.
Partir sans se retourner pour découvrir un horizon de poussière.
Suivre son chemin intérieur conduit par la flamme de l’inconnu,
Sans carte, ni boussole, avancer pas à pas et affronter les averses,
Passer le cap d’une frontière, répondre à l’appel des chemins de traverses.
Sur le virage de l’errance se laisser porter hors des sentiers battus,
Au crépuscule se relever les yeux remplis d’une lueur nouvelle.
A l’aube laisser une larme couler en quittant le port.
Un simple sourire en guise de passeport.
Ressentir le frisson de Colomb à la barre de sa caravelle,
A travers les regards se comprendre sans se connaître.
Soudain ouvrir son cœur et accepter de se sentir en danger,
S’émerveiller d’explorer un monde où tout est étranger,
Partir en voyage, c’est un peu comme si l’on venait de renaître.
Mila Sablain
4B, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond
Emportez-moi
Emportez-moi dans un monde nouveau, sans guerre, sans massacre, sans pauvreté.
Emportez-moi dans le cœur chaud de ma bien-aimée qui me réchauffera lors des longs hivers froids.
Emportez-moi dans un lieu emprunt de beauté et de charme où je pourrai me noyer dans les vagues des regards amoureux au lieu de disparaître dans les sombres nuages du mépris.
Emportez-moi dans un repas de famille où l'on partage les périples de notre vie, les découvertes et même les échecs, où l'on déguste un bon repas près du feu !
Emportez-moi, oui, emportez-moi dans ces endroits extraordinaires, sur cette nouvelle Terre où je pourrai observer depuis un chêne majestueux ce nouveau monde.
Lucas BOUIDEGHAGHEN
Classe de 5e, Collège « les Deux Rivières » - Moulins-Engilbert (58),
Enseignante : Mme Lelaidier
Sans toit
Le matin je me lève en ayant peur d'échouer.
Je veux que ma maman soit fière de moi
Pour ne pas finir sans toit,
Pour ne pas être affamée.
Quand j'étais petite, je voyais ce monsieur
Devant le magasin
Qui demandait de l'argent ou un bout de pain.
Il avait le ventre vide et les yeux emplis de désespoir.
Je le voyais avec son chien attaché au poteau
Qui n'avait même pas une gamelle d'eau.
J'essayais d'imaginer ce que cela fait
D'être dans le froid sans toit.
Je demandais tout le temps à ma maman
Une petite pièce pour ce monsieur très patient
Qui n'avait sûrement rien demandé
Pourtant il n'avait rien à manger.
Quand je vois des personnes dans ce cas
J'espère vraiment pour eux que la chance viendra.
Je voudrais les aider
Mais maman dit qu'ils n'ont qu'à travailler.
On ne peut pas juger le passé de chacun.
On ne peut pas savoir pourquoi ils en sont arrivés là.
Mais personne ne mérite de vivre cela
Peu importent son histoire, sa couleur ou ses choix.
Mélina DESCHAMPS,
Classe de 3e, Collège « les Deux Rivières » - Moulins-Engilbert (58)
Enseignante : Mme Lelaidier
Quand les nuages vireront au doré
Quand la lumière aura éclairé le paysage,
Quand les derniers rayons de soleils auront effleuré ton visage,
Quand mon navire sera arrivé au port,
Quand j’aurai crié dans le brouillard incolore
Quand mes pas auront foulé le monde,
Quand j’aurai observé le vol d’une colombe,
Quand le soleil aura chanté la nuit,
Quand j’aurais compris la valeur de l’ennui,
Quand tu m’auras sourit aux derniers instants
Quand j’aurai plongé dans un lac gelé
Quand tu auras respiré l’air du printemps
Quand sur mon nez se déposeront des flocons glacés
Quand j’aurai terminé cette poésie
Quand tu me feras comprendre que la vie est belle,
Quand j’aurai croqué dans une mirabelle
Quand j’aurai vu une statue prendre vie
Quand j’aurai séché tes larmes grâce à mon amour,
Quand les arbres de Judée auront fleuri sous mes yeux
Quand j’aurai arrêté de mentir, pour toujours,
Quand j’aurai vaincu le désespoir furieux,
Quand les boutons d’or auront recouvert la prairie,
Quand les mots se délieront sous ma plume
Quand j’ouvrirai les yeux sur la beauté de l’écume,
Quand ma vie trouvera une éclaircie
Quand mes mots seront compris,
Quand ma colère n’aveuglera plus personne,
Quand j’aurai écouté le chant du colibri
Quand j’aurais un poème, avec deux rimes et trois consonnes.
Quand d’un champ de blé, j’aurai compté les épis
Quand le sable aura fait fleurir le désert,
Quand trois notes de piano m’auront décrit,
Quand j’aurai, au Maroc, dégusté un thé vert,
Quand un visage m’aura coupé le souffle
Quand des hirondelles auront dansé pour nous,
Quand j’aurai glissé tes petites mains dans des moufles,
Quand j’aurai accompli mon rêve le plus fou
Quand une pluie d’étoile s’abattra sur toi,
Quand j’aurai marché sur la Voie lactée
Quand j’aurai confiance en moi
Quand les nuages vireront au doré,
Je pourrais enfin mourir en paix
Mariola BEDHOMME GONZALEZ
Collège Joffre – Montpellier (34),
Enseignante: Mme Bongiardino