Concours international de poésie 

« Matiah Eckhard» 2026

 Mentions spéciales « Collège »

 

 

Si je confiais un secret au vent…

 

Dans le miroir, elle se regarde constamment

À travers son reflet, elle se ment

Incapable de voir cette beauté qu’elle a déjà

S’approchant de sa fenêtre et libérant sa voix,

Elle se dit que la brise emportera ce qu’elle se répète

“Pourquoi ne suis-je pas parfaite?”

 

Devant une photo, il pleure 

Se maudissant d’avoir quitté son bonheur

Dans un courant d’air, 

L’image des deux jeunes hommes s’envole loin derrière

“Celui qui m’apportait de la joie

Est à des kilomètres de moi”

 

Les enfants couchés, elle décide de se reposer

Puis, la porte s’ouvre à la volée

La panique s’empare d’elle à la vue de son mari 

Sans pouvoir rien y faire, elle devient spectatrice de sa propre vie

S’échappant dans la tempête glaciale, elle court

“S'il-vous-plaît, venez à mon secours!”

 

Assise sur le quai, elle écrit passionnément

Écrivaine en devenir, elle a du talent

L’air marin lui souffle les mots

Qu’elle dépose soigneusement avec son stylo

Son vœu, à voix haute, est prononcé

“De tout cœur, j’espère être publiée…”

 

Tous ces secrets me sont confiés

Et ce, chaque jour, par milliers

Sachez que vos confidences seront bien gardées

Je suis le Vent, et dans vos voiles je soufflerai

 

Loranne Bourdages 

13 ans, École Cardinal-Roy, Québec, Canada

 

 


 

 

Présent mais absent…

 

On dit que j’ai un père.

Le mot existe, les papiers le prouvent,

Les photos le racontent, les souvenirs se trouvent

Dans les années qui remontent.

 

Son nom est là,

Écrit noir sur blanc,

Comme une vérité froide

Gravé dans le temps.

 

Mais dans ma vie

Il y a surtout un vide immense,

Un silence lourd

Qui porte son absence.

 

Il est vivant quelque part

Sous le même ciel que moi,

Et pourtant je marche souvent

Comme quelqu’un qui n’est plus là

 

Je regarde les autres

Parler de leur père

Comme d’un refuge solide

Dans l’hiver.

 

Comme d’un pilier

Qui soutient leurs jours,

Comme d’un port tranquille

Où revenir toujours.

 

Et moi, je regarde ce mot « père »

Comme une maison au loin,

Avec des fenêtres éclairées

Mais dont je n’ai jamais eu la clé.

 

Une maison debout

Dans laquelle je n’ai jamais habité,

Un endroit qui existe

Mais où je n’ai jamais été.

 

Tessa Marechal - 4°2

Collège Paul-Emile Victor – Agde, Professeure de français : Mme Eva Martinez

 

 


 

 

Ma vision du monde

 

Le monde avance vite sous nos yeux étonnés

La société change, sans toujours s’arrêter

Entre espoirs fragiles et doutes du présent

Les hommes cherchent encore le sens du temps.

 

Dans les villes remplies de bruits et de regards

Chacun cache ses rêves, ses espoirs, ses retards

On vit tous ensemble sans toujours se parler

Comme des étoiles qui ne font que passer.

 

Certains veulent la paix, d’autres veulent le pouvoir

La société balance entre lumière et noir

Les différences deviennent parfois des murs

Qui rendent l’avenir incertain et obscur.

 

Pourtant un simple geste peut tout transformer

Un mot, un sourire, une main pour aider

Car le monde change à travers nos actions

Et l’espoir grandit dans chaque intention.

 

Chahin Faress – 4°2

Collège Paul-Emile Victor – Agde

Professeure de français : Mme Eva Martinez

 

 


 

 

Le chemin sous nos tempêtes

 

Je crois m’élever en ton sommet

Puis ta tempête me fait chuter

Mon cœur sourit, mon cœur crie

Tu m’aimes et tu me détruis

 

Mon âme me lie à toi

Sans hésitation, toi, tu me noies

Cette brise qui me survolait

Est aujourd’hui un ouragan qui me laisse brisée

 

Puis ça y est, tu m’observes de nouveau comme un trésor caché

Tu me tiens la main

Et toutes mes craintes ne deviennent qu’un souvenir lointain

Tout en moi n’est plus qu’apaisé

 

Quand Épanouissement est devenu mon confident

Chagrin l’a évincé

Il est devenu mon amant

Et j’ai perdu la clarté

 

Désormais tu t’es envolé dans le vent

Personne n’arrose plus ma plante

Les pleurs dégoulinent lentement

La douleur est devenue obsédante

 

Je respirais à tes côtés

Je suffoque sans toi

Une force me tire vers le bas

Nous sommes arrivés au dernier été

 

Ton souvenir m’accompagne chaque jour

Tel un poison apaisant

J’attends encore ton retour

Avec ce vœu qui reste frémissant.

 

La réalité m’emprisonne

Les portes se referment

L’heure résonne

L’aiguille est arrivée à terme.

 

 

Je ne suis qu’un être malade

Je me perds dans tes balades

Si seulement j’osais espérer

Que ce n’est pas terminé.

 

Résilience, vieille connaissance

Me rend alors une visite inattendue.

Et le chagrin qui m’avait privé de sens

S’est enfui dans cette étroite rue.

 

Cette nouvelle amie, pleine de vertus

M’a conté son vécu.

Elle m’a enseigné l’art de croire

Croire toujours en ces lueurs d’espoir.

 

Elle m’a fait voyager

J’ai rencontré Amour et Amitié

J’ai aussi croisé Violence

Nous l’avons évitée pour nous diriger vers Bienveillance.

 

Bonheur, dans son grand champ de fleurs

M’a transmis les outils pour réparer mon cœur.

Résilience et moi avons maintenant fini notre voyage,

Je me sens délestée de biens lourds bagages.

 

J’essaie d’avancer

Sous l’ombre de mon passé

Ton parfum ne m’abandonne pas

Je ne lui donne juste plus de voix.

 

Tout finit par passer

L’équilibre reprend ses droits

Et la lumière, porteuse de joie

Perce l’obscurité.

 

Mélya Francius – 4ème3

Collège Paul-Emile Victor – Agde, Professeure de français : Eva Martinez

 

 


 

 

Je te vois 

 

Sur la page blanche de mes souvenirs,

Sous les rayons d’or du soleil,

Près des cerisiers en fleurs,

Sur les torrents déchaînés,

Sur le plancher de la vie,

Depuis le mât de mon bateau, 

Je te vois.

 

Sur le palier de la mort,

Sur les fenêtres de l’aube, 

Sur la ligne du destin,

Sur la toile vierge des artistes,

Sur les lacs embrumés,

Sur les panthères abandonnées,

Je te vois.

 

Dans mon village natal,

Sur les arbres en hiver,

Sur la plage désertée,

Sur les briques couleur cannelle,

Sur la terrasse du temps,

Sur les sentiers du tonnerre,

Je te vois.

 

Sous le brouillard enivrant,

Sous l’épais matelas de neige,

Sous les nuées de bonnes nouvelles,

Dans les braises ardentes de l’amour,

Sous un ciel d’orage,

Sous les caresses et sous les bombes,

Je te vois.

 

À chaque pierre, chaque nuage,

Sous les étoiles bienfaitrices,

Je te vois, Amitié.

 

Norah STRABOL

Classe de 4e, Collège Joffre de Montpellier, Enseignante: Mme Bongiardino

 

 


 

 

Fragments d’aurore

 

 

Fragments d’aurore

 

Entre les murs gris de la ville qui s’éveille,                                                                                                 

je marche, écouteur brisé, écharpe autour du cœur.                                                                             

Le goudron craquelle sous mes baskets vieilles,                                                                                

et pourtant, quelque part, un oiseau chante encore. 

 

J’ai quinze ans et un monde lourd pèse déjà, indigeste                                                                                

pour ma conscience trop modeste.                                                                                                                 

Je vois les écrans qui hurlent, les guerres en direct,                                                                                  

les océans qui étouffent et les forêts qui pleurent. 

 

Mais je vois aussi les mains qui se tendent,                                                                                        

les rires toujours présents dans les cours de récré qui détendent,                                                

 les messages, les appels à 3h du matin : « Tu dors ? »                                                                     

 « Non, je pense à toi. » 

 

Mes grands-parents disaient : la terre a bonne mémoire,                                                            

elle garde en son sein ceux qui la touchent vraiment.                                                                         

Alors je pose mes paumes sur l’herbe après l’orage,                                                                                  

et je respire l’odeur de la terre qui m’attend. 

 

L’amour ? C’est un regard qui dure deux secondes de trop dans le bus-auto.                                          

C’est partager mes écouteurs même quand la batterie est à 8 %.                                                            

C’est dire « ne t’en vas pas » sans prononcer de mots. 

 

L’amitié ? C’est porter la charge de celui qui pleure en silence,                                                               

c’est mourir de rire sur des blagues incompétentes,                                                                     

c’est savoir qu’on peut flancher,                                                                                                        

parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour nous relever. 

 

Je ne sais pas changer le monde entier,                                                                                                        

mais je peux changer mon regard sur elle ou lui.                                                                                    

Alors je finis d’écrire ces mots, maladroits, sincères, complets                                                      

comme on lance une bouteille à la mer infinie                                                                                

 en espérant qu’elle touche un autre côté. 

 

À tous ceux qui doutent, qui ont peur, qui espèrent encore :                                                       

Nous, nous sommes la génération de fragments,                                                                       

 mais nous ensemble, nous faisons une aurore.

 

Sethy MAILLET THIN

Classe 3e (300), Collège Joffre – Montpellier

 

 


 

 

Dans ma bulle 

 

Dans mon lit le soir à la lueur d’une bougie 

Sur les marges de mon cahier d’écolière 

Sur les bords de mes essais de dramaturgie 

J’écris, dessine et compose  

 

Dans les voitures bateaux et avions 

Sur des tablettes des sièges ou des plateaux 

Dès que se présente à moi l’occasion 

J’écris, dessine et compose 

 

Dans mes rêves ou bien sur des nuages 

Que ce soit sous l’océan ou à la surface des plages 

Pour évacuer mes peurs et mes rages 

J’écris, dessine et compose 

 

Dans des grottes sans sommeil 

Dans la clairière de la veille 

Sur une montagne de plusieurs siècles vieille 

J’écris, dessine et compose 

 

Les murs de salles de classe se referment comme une cage 

Je sens de plus en plus la pression sur mes épaules 

Et mes coups de crayons de dessin deviennent un grillage 

Un mur infranchissable malgré tous mes efforts 

Alors j’écris, dessine et compose dans ma bulle 

 

J’écris pour survivre exister imaginer 

Jamais pour raconter la vérité 

Toujours de nouveaux mondes créer 

De nouveaux personnages identifier 

Et les destinées contrôler 

 

Je dessine pour mes pensées et rêves illustrer 

Tenter de les expliquer au monde 

Mais ils périront sûrement avec moi dans ma tombe 

Pour montrer mes idées et sentiments 

Que je ne sais sortir autrement 

 

Je compose pour me réfugier 

La musique ma cachette mon refuge ma patrie 

Sur ma partition se mélangent dièses accords et notes liés 

Avec espoir de résoudre ou apaiser des conflits 

L’art rassemble pourquoi n’apporterait-il pas la paix 

 

Jana Guillot Jacquet,

Classe 3e (300), Collège Joffre – Montpellier

 

 

 


 

 

Hello moi c’est Line

 

C’est vrai j’ai qu’un seul prénom

Mais plusieurs émotions

Plein d’états d’âme

Parfois c’est tout un mélodrame

À l’intérieur ça se bouscule

Ça se coince ça s’amalgame

Souvent j’ai besoin d’une virgule

Une pause un souffle un arrêt

Allez venez je vais vous faire visiter

Mon palais des personnalités.

 

Hello moi c’est la Line standard

Celle connue de tous

Qui ne met pas trop de bazar

Qui n’aime pas les secousses

Je suis un peu trop timide

Les autres me trouvent insipide

Je suis trop calme mais ce n’est pas ma faute

Je suis invisible un fantôme

Ça me ronge comme une toxine

Pourtant je déteste toute cette discipline

Souvent j’ai envie de rire

Mais ça ne veut pas sortir

 

Hello moi c’est la Line triste

Déchirée en deux

Je ne suis plus idéaliste

Je demande juste un cessez-le-feu

J'aimerai arrêter de devoir choisir

Sans répit tout le temps

Entre mes deux parents

Entre mes deux moitiés de cœur

J’aimerais sécher mes pleurs

De toute mon âme je souhaite

Que les deux camps signent un armistice

Une éclaircie dans cette tempête

Que quelqu’un recouse mes cicatrices

Un peu d’amitié et de paix

Entre les deux armées

Mais je sais que ça n’arrivera jamais

 

 

Hello moi, c’est la Line rêveuse

Je veux croire que tout est parfait

Que la vie est merveilleuse

Qu’elle est sur pause au milieu de l’été

Qu’il suffit de tendre

Les oreilles pour entendre

Les étoiles chanter

Je cours sur les arcs-en-ciel

Mon ciel a toujours un soleil

Je vis sur mon petit nuage

Et n’ai pas assez de courage

Pour descendre affronter le monde

Cette réalité nauséabonde

 

Hello moi c’est la Line colérique

On ne me voit pas souvent

Mais quand je suis là c’est électrique

Tous les mots que je garde en dedans

Ont envie d’exploser le barrage

Tout emporter sur leur passage

Ne laisser que ruines et saccages

Plus aucun rivage

Je veux qu’ils jaillissent et réclament justice

Au lieu de ça ils se bloquent dans ma poitrine

Ils s’y fichent comme autant d’épines

Sans aucune douceur

Me consument de l’intérieur

Sans que je puisse rien y faire

Sinon penser au froid de l’hiver

 

Elles parlent toutes à la fois

Dans ce palais au fond de moi

Et sous leurs voix qui s’entremêlent,

Il n’y a qu’une seule Line…

Moi.

 

Line Laurent-Habouzit

Classe 3e, Collège Joffre – Montpellier

 

 


 

 

La fin

 

Je me bats pour voir les cascades de sang s’arrêter de couler

Je me bats pour rejoindre les nuages et que cesse la rage

Je me bats pour les femmes oppressées

Je me bats pour la paix dans les âmes des enfants

Je me bats pour retrouver cette lueur dans tes yeux

je me bats pour les rêves irréalisables

Je ne veux pas mourir sans avoir découvert la beauté du monde

Je ne veux pas mourir sans avoir touché les étoiles

Je ne veux pas mourir sans avoir dansé avec la clarté de la nuit

Je ne veux pas mourir sans rassembler les fragments d’aurore dont nous sommes constitués

Je ne veux pas mourir sans avoir goûté au coulis sucré de l’existence

Je ne veux pas mourir sans avoir vu les cerisiers en fleur du japon

Je ne veux pas mourir sans avoir entendu la voix de mon enfant

Je ne veux pas mourir sans avoir visité les abîmes de mon cœur 

Je ne veux pas mourir sans avoir combattu mes plus grandes peurs

Je ne veux pas mourir sans t’avoir vu sourire une dernière fois

Je ne veux pas mourir sans connaître la fin de la pièce

 

Les 300 (poème collectif)

Classe de 3e, Collège Joffre Montpellier

Enseignante : Mme Sandra Bongiardino

 

 


 

 

Le voyage sans fin

 

Partir vers de lointains paysages, 

Partir dans un voyage sans possible retour

Partir sans pacte, c’est devenir l’étranger

Des chemins que l’on croise

 

S’éloigner pour s’ouvrir à un monde nouveau 

Voguer, sur la rivière du doute 

Partir et dériver vers le grand horizon bleu 

Fuir sans accord, comme rejeté du monde 

 

Partir en laissant un certain vide 

Dans sa vie, dans son cœur

Cent personnes sur un bateau 

N’ont qu’eux pour s’aimer 

Laisser les proches, dans un silence de désaccord 

 

Un voyage si éphémère 

D’une cruauté impensable

La terre est tellement loin 

Quelle en devient une promesse oubliée

 

Partir sans accord, franchir des frontières 

Où les souvenirs se perdent 

Laisser s’envoler nos racines dans le vent 

Comme des pétales de rose dans une tempête   

 

Tessa Robin

Classe de 5e, Collège Simone Veil - La Bâtie-Neuve (05), Enseignante: Mme Silvia Gally

 

 


 

 

L’enfant des ruines 

 

Dans un matin gris sans sourire,

Un enfant marche, sans rire,

Pour éviter les corps sans âme.

 

Autour de lui dorment les fleurs,

Sous les débris, les maisons pleurent,

Le vent raconte le silence.

 

Il tient dans sa petite main

Une peluche tachée de sang trouvé sur son chemin,

Comme un symbole d’accompagnement.

 

Les avions grondent dans le ciel,

Mais lui imagine des hirondelles,

Qui voleraient vers un pays rempli de vie. 

 

 Même si grondent les canons,

Et que la nuit sombre couvre le reste de l’horizon,

Dans son cœur fragile vit l’espoir d’un jour différent.

 

Un jour, peut-être, dans la joie,

Les fleurs et les maisons reviendront sur sa voie,

Et l’enfant des ruines, réapprendra le bonheur. 

 

Kamran Baalouj 

 3C, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

Ils décident nous pleurons

 

Des conflits, des malentendus, des discordes…
Une horde de souverains de l’ombre donne les ordres.
Cachés dans leurs bunkers, ils se réfugient par peur.

Leur cœur est rempli d’une soif de pouvoir,
de territoire et de gloire.
Ces tyrans sans état d’âme font couler des larmes
sans se soucier de rien.

Des soldats martyrisés, exterminés, anéantis, violentés
pour défendre des idées même pas partagées.
Ils sont utilisés, sacrifiés, manipulés
comme des pions sans importance.

Des forêts, des villes, des paysages détruits
sans réelle raison.
Des millions d’euros utilisés pour tuer
au lieu de sauver.

Des ressources gâchées pour écraser
au lieu de préserver.

Tous ces massacres, pour quoi ?
Un semblant de puissance…
Rien au monde ne vaut cette violence,
cet acharnement, cette souffrance.

Alors stop.
Cessez ces batailles, ces combats, ces guerres…

Arrêtez.
Et faites la PAIX.

 

Naël Marie-Sainte 

3eB, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

JE REVE D’UN MONDE

 

Je rêve d’un Monde rempli d’Amour,

Où les amoureux s’embrasseraient,

Où les parents et leurs enfants s’enlaceraient,

Où l’Amour prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde rempli d’Amitié,

Où la camaraderie serait réconfortante,

Où les meilleurs amis prendraient une place importante,

Où l’Amitié prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde rempli de Nature,

Où les arbres, les fleurs, les plantes prolifèreraient,

Où les animaux seraient tous respectés,

Où la Nature prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde rempli de Liberté,

Où chaque Homme serait libre d’aimer un Homme,

Où les Hommes aurait le droit de croire en leur dogme,

Où la Liberté prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde rempli de Justice,

Où, sans raison, il n’y aurait pas d’âmes volées,

Où, celles condamnées le serait dans la dignité,

Où la Justice prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde rempli de Bonheur,

Où les éclats de rire, partout, s’entendraient,

Où des sourires, sur tous les visages, se dévoileraient,

Où le Bonheur prend toute sa place.

 

Je rêve d’un Monde

Utopique, Magnifique,

Magique, Unique,

Ce Monde serait le mien.

 

Arthur Monchalin 

4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez

Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

Un monde à partager 

 

Le monde est grand, le monde est beau,

Il y a des montagnes et aussi de l’eau.

Des villes pleines de bruit et de lumière,

Et des villages calmes près des rivières ;

 

Dans la société, chacun a sa place,

On vit ensemble, quoi qu’il se passe.

Il y a des enfants, des parents, des amis,

Des gens qui travaillent chaque jour aussi.

A l’école on apprend à partager,

A écouter et à s’entraider.

Même si nous sommes tous différents,

On peut vivre ensemble en se respectant.

 

Certains aiment chanter, d’autres dessiner,

Certains préfèrent lire ou bien jouer.

Mais toutes ces différences font la beauté

Du monde dans lequel on vit toute l’année.

 

Si chacun fait un petit effort,

Le monde devient plus doux, plus fort.

Avec un sourire, un geste gentil,

On peut rendre la vie plus jolie.

 

Alors avançons main dans la main,

Pour aider les autres sur le chemin.

Car même un enfant peut, chaque jour,

Ajouter au monde un peu d’amitié et d’amour

 

                                 

Sofiane Lucas 

4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

Je donne ma langue au chat

 

À la petite fille, trop effrayée pour parler

Qui n’était pas douée pour communiquer mais qui savait écouter

Qui n’osait jamais se faire remarquer

Peur de dénoter dans ce monde trop peu coloré

À la petite fille, trop sage trop timide, trop effacée

Trop, mais jamais assez

Qui avait peur de refuser même quand la demande était déplacée

Effrayée qu’on puisse le lui reprocher

Comme si son métier, était de veiller, sur tous ceux qui jamais ne l’avait remarquée

 

À l’adolescente, sensible et lunaire

Qui semblait manquer d’air dès qu’elle était dans la lumière

Qui était la réplique de son père et en était fière

Mais le caractère, elle aurait aimé le tenir de sa mère

À l’adolescente, innocente et solaire

Qui ne paraissait pas se plaire dans ce monde éphémère

Elle, préférait son imaginaire

Qui avait peur de se mettre en colère

Peur qu’on lui dise de se taire

 

À la femme, drôle et gentille

Qui fait preuve d’empathie même avec ceux qui l’ont anéantie

Qui oublie ses envies pour ravir ses amis

Passe des heures à s’éterniser sur des broutilles

À la femme, qui ne montre pas ses ressentis

Qui a peur de trop sourire, peur qu’on ne la trouve pas jolie

Qui n'accomplit jamais de folie pour ne pas qu’on la trouve impolie

 

À celle que tu seras quand tu croiras en toi.

Je suis fière de toi alors ne te décourages pas

Regarde droit devant toi et ne baisses jamais les bras

Écoute-moi et ne donne plus jamais ta langue au chat

 

Lilia Benguellal 

4A, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

En voyage

 

La clé tourne laissant place à la lumière.

Un départ conduit par une étincelle d’intuition.

Dans un sourire contenir toutes les envies d’exploration.

Partir sans se retourner pour découvrir un horizon de poussière.

Suivre son chemin intérieur conduit par la flamme de l’inconnu,

Sans carte, ni boussole, avancer pas à pas et affronter les averses,

Passer le cap d’une frontière, répondre à l’appel des chemins de traverses.

Sur le virage de l’errance se laisser porter hors des sentiers battus,

Au crépuscule se relever les yeux remplis d’une lueur nouvelle.

A l’aube laisser une larme couler en quittant le port.

Un simple sourire en guise de passeport.

Ressentir le frisson de Colomb à la barre de sa caravelle,

A travers les regards se comprendre sans se connaître.

Soudain ouvrir son cœur et accepter de se sentir en danger,

S’émerveiller d’explorer un monde où tout est étranger,

Partir en voyage, c’est un peu comme si l’on venait de renaître.

 

Mila Sablain

4B, Collège Frédéric Bazille, 34170 Castelnau-le-Lez, Mme Bertrand de Puyraimond

 

 


 

 

 

Emportez-moi

 

Emportez-moi dans un monde nouveau, sans guerre, sans massacre, sans pauvreté. 

 

Emportez-moi dans le cœur chaud de ma bien-aimée qui me réchauffera lors des longs hivers froids.

 

Emportez-moi dans un lieu emprunt de beauté et de charme où je pourrai me noyer dans les vagues des regards amoureux au lieu de disparaître dans les sombres nuages du mépris.

 

Emportez-moi dans un repas de famille où l'on partage les périples de notre vie, les découvertes et même les échecs, où l'on déguste un bon repas près du feu ! 

 

Emportez-moi, oui, emportez-moi dans ces endroits extraordinaires, sur cette nouvelle Terre où je pourrai observer depuis un chêne majestueux ce nouveau monde. 

 

Lucas BOUIDEGHAGHEN

Classe de 5e, Collège « les Deux Rivières » - Moulins-Engilbert (58), 

Enseignante : Mme Lelaidier

 

 


 

 

Sans toit

 

Le matin je me lève en ayant peur d'échouer.

Je veux que ma maman soit fière de moi

Pour ne pas finir sans toit,

Pour ne pas être affamée.

 

Quand j'étais petite, je voyais ce monsieur

Devant le magasin

Qui demandait de l'argent ou un bout de pain.

Il avait le ventre vide et les yeux emplis de désespoir.

 

Je le voyais avec son chien attaché au poteau

Qui n'avait même pas une gamelle d'eau.

J'essayais d'imaginer ce que cela fait

D'être dans le froid sans toit.

 

Je demandais tout le temps à ma maman

Une petite pièce pour ce monsieur très patient

Qui n'avait sûrement rien demandé

Pourtant il n'avait rien à manger. 

 

Quand je vois des personnes dans ce cas

J'espère vraiment pour eux que la chance viendra.

Je voudrais les aider

Mais maman dit qu'ils n'ont qu'à travailler.

 

On ne peut pas juger le passé de chacun.

On ne peut pas savoir pourquoi ils en sont arrivés là.

Mais personne ne mérite de vivre cela

Peu importent son histoire, sa couleur ou ses choix. 

 

Mélina DESCHAMPS, 

Classe de 3e, Collège « les Deux Rivières » - Moulins-Engilbert (58)

Enseignante : Mme Lelaidier

 

 


 

 

Quand les nuages vireront au doré

 

Quand la lumière aura éclairé le paysage,

Quand les derniers rayons de soleils auront effleuré ton visage,

Quand mon navire sera arrivé au port,

Quand j’aurai crié dans le brouillard incolore


Quand mes pas auront foulé le monde,

Quand j’aurai observé le vol d’une colombe,

Quand le soleil aura chanté la nuit,

Quand j’aurais compris la valeur de l’ennui,


Quand tu m’auras sourit aux derniers instants

Quand j’aurai plongé dans un lac gelé

Quand tu auras respiré l’air du printemps

Quand sur mon nez se déposeront des flocons glacés

 

Quand j’aurai terminé cette poésie

Quand tu me feras comprendre que la vie est belle,

Quand j’aurai croqué dans une mirabelle

Quand j’aurai vu une statue prendre vie

 

Quand j’aurai séché tes larmes grâce à mon amour,

Quand les arbres de Judée auront fleuri sous mes yeux

Quand j’aurai arrêté de mentir, pour toujours,

Quand j’aurai vaincu le désespoir furieux,



Quand les boutons d’or auront recouvert la prairie,

Quand les mots se délieront sous ma plume

Quand j’ouvrirai les yeux sur la beauté de l’écume,

Quand ma vie trouvera une éclaircie


Quand mes mots seront compris,

Quand ma colère n’aveuglera plus personne,

Quand j’aurai écouté le chant du colibri

Quand j’aurais un poème, avec deux rimes et trois consonnes.


Quand d’un champ de blé, j’aurai compté les épis

Quand le sable aura fait fleurir le désert, 

Quand trois notes de piano m’auront décrit, 

Quand j’aurai, au Maroc, dégusté un thé vert,

 

Quand un visage m’aura coupé le souffle

Quand des hirondelles auront dansé pour nous,

Quand j’aurai glissé tes petites mains dans des moufles,

Quand j’aurai accompli mon rêve le plus fou

 

Quand une pluie d’étoile s’abattra sur toi,

Quand j’aurai marché sur la Voie lactée

Quand j’aurai confiance en moi

Quand les nuages vireront au doré,

 

Je pourrais enfin mourir en paix

 

Mariola BEDHOMME GONZALEZ

Collège Joffre – Montpellier (34),

Enseignante: Mme Bongiardino